Prêts immobiliers : le taux de refus augmentent

Le taux de refus sur les dossiers de demande de prêt a augmenté significativement ces derniers mois : il est passé de 3% à 8%. Plus du double !
Le courtier en ligne Meilleurtaux.com a constaté un durcissement des conditions d’octroi des prêts de ses partenaires bancaires : les banques vérifient d’une manière drastique les dossiers et sont plus prudentes quant aux garanties que propose le demandeur de prêt.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce phénomène n’est pas lié à la crise des « subprimes » aux Etats-Unis : en moyenne 0,15% des emprunteurs ne peuvent pas rembourser leur prêt en France, alors qu’aux USA, ce taux peut atteindre les 7%. Ce taux reste faible et ne progresse pas dans notre pays grâce justement à un encadrement stricte et très réglementé des conditions d’octroi de prêt.

Les banques demandent plus de garanties

Ce sont justement ces conditions d’octroi qui peuvent s’assouplir ou au contraire s’endurcir selon l’actualité et le dynamisme de l’immobilier.
Et le climat actuel n’est pas des plus favorables : d’une part les prévisions montreraient une stabilisation voire une baisse du prix de l’immobilier. La banque voit ainsi la valeur de sa garantie diminuer et son risque augmenter.
D’autre part l’état financier des ménages ne serait pas au beau fixe : la banque hésite donc avant de prêter une somme à un emprunteur qui ne pourra peut-être plus remboursé ses échéances d’ici quelques mois.

Les principales causes de refus

Ce sont les jeunes sans apport qui sont les plus concernés par ce durcissement des conditions : les prêts à 30 ans sans apports sont aujourd’hui très souvent refusés alors qu’ils constituaient une cible attractive pour les banques il y a quelques mois.

Le niveau d’endettement est appliqué beaucoup plus strictement : certains dossiers avec 34 % d’endettement (le taux d’endettement est de 33% en France) sont refusés, même si le reste à vivre se situe au-dessus des normes.

Les seuils minimums d’apports ont augmentés pour sécuriser la transaction : aujourd’hui l’apport demandé est au minimum de 10%.

Le fonctionnement du compte courant du demandeur doit être impeccable : des découverts ou incidents mêmes mineurs peuvent justifier un refus.

Un impact certain sur le marché de l’immobilier

Christophe Crémer, PDG de Meilleurtaux.com, prévoit une légère hausse puis une stabilisation de ce taux de refus autour des 10% dans les mois à venir.

Si ce pronostic venait à se réaliser, il aurait des conséquences sur le marché de l’immobilier : les prêts accordés par les banques seraient moins nombreux, ce qui provoquerait immanquablement un effet négatif sur les demandes de logements. S’en suivrait logiquement une légère baisse du prix de l’immobilier.

Il y quelques jours, nous évoquions dans un autre article une baisse des taux d’intérêts (Taux d’intérêts en baisse) : si le crédit est aujourd’hui plus avantageux qu’il y a quelques mois, les conditions d’octroi d’emprunt se sont durcies, et tout ceci n’arrange en rien les ménages désirant accéder à la propriété.